Sunnyside

Mon cinéma

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Dans cette rubrique je vais vous parler cinéma. Bon, je ne suis pas une cinéphile acharnée mais je n'en suis pas moins passionée.

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L'homme sans tête


Voici un court métrage que j'adore. C'est L'homme sans tête de Juan Diego Solanas.
Ce petit film est un bijou qui n'a pas volé son prix au festival de Cannes. Un traitement de l'image magnifique et un scénario très inventif.
Dans un monde terne et triste un homme vit seul sous sa mansarde. Danseur hors paire, une vraie crème il a tout pour plaire. Seulement il a un complexe : il n'a pas de tête. Il a peur de déplaire à son amoureuse qu'il a invité au bal. Mais au final l'amour se fout bien des apparences.

 

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le p'tit bal

On ne se lasse pas de ce très joli court métrage présenté au festival de Clermont-Ferrand en 1993. Le réalisateur est Philippe Découflé grand corégraphe et danseur.
Il interprète lui même avec Pascale Houbin la chanson de Bourvil C'était bien. On se laisse emporter par la poésie de la chorégraphie faite d'un mélange de langue des signes et d'une sorte de rébus. Je trouve qu'il a très bien saisi l'insouciance des amoureux et la nostalgie de la chanson.
Une petite merveille.

Vous pouvez trouvé ce film dans un DVD qui regroupe 25 ans d'histoire du court métrage à Clermont Ferrand. Si ça vous interesse cliquez ici

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Volver

volver

Je me devais de vous parler un jour de mon cinéaste préféré, le génial Pedro Almodovar. Je saisi donc l'occasion de la sortie en salle de son dernier film, Volver.

Encore une fois il a su m'enchanté avec sa caméra, ses actrices qu'il dirige comme personne. On sait Almodovar amoureux des femmes, on l'a vu dans ses précédents films. Là encore il signe une véritable ode à la femme. Il les filme avec la passion qui l'anime toujours. "Passionée" c'est le mot clé pour définir une oeuvre du cinéaste notament avec les yeux noir de la sublime Penelope Cruz. Elle resplendit comme jamais sous la caméra de Almodovar.

Je ne sais pas comment raconter l'histoire si originale de Volver alors je vous renvoie au synopsis d'Allocine: " Madrid et les quartiers effervescents de la classe ouvrière, où les immigrés des différentes provinces espagnoles partagent leurs rêves, leur vie et leur fortune avec une multitude d'ethnies étrangères. Au sein de cette trame sociale, trois générations de femmes survivent au vent, au feu, et même à la mort, grâce à leur bonté, à leur audace et à une vitalité sans limites."

Dans ce film il met toute la sensibilité qui lui est propre et c'est un boheur de chaque instant, on voudrait que ça ne finisse jamais

Pour conclure j'aimerais vous faire partager un lien que j'ai toruvé. Je vous invite donc sur ce site à écouter la chanson du film (cliquez sur Musica) chantée par Estrella Morente. La passion de la voix de la chanteuse de flamenco conjugué avec la passion des yeux de Penelope Cruz donne un pur moment de grâce qui vous scotche sur le siège une larme coulant inévitablement sur la joue.

Prix du scénario et prix d'interprétation féminine pour toutes les actrices ( Penélope Cruz, Carmen Maura, Lola Duenas, Blanca Portillo, Yohana Cobo, Chus Lampreave).

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Et au milieu coule une rivière

et au milieu coule une rivière

Voici un film d'une rare beauté. Il est une adaptation de l'autobiographie de Norman MacLean A River Run Through It et réalisé par Robert Redford.
C'est l'histoire de frères, Norman (Craig Sheffer) et Paul (Brad Pitt), tous deux élevés dans le respest de la religion presbytérienne et de la pêche. L'un est posé, sérieux comme un pasteur, l'autre est playboy et flambeur. Mais tous deux sont unis par une même passion : la pêche à la mouche.

Redford a su avec brio nous transmettre son amour de la nature et des paysages américains. Quand il filme les séquences de pêche c'est grandiose. J'aime la nostalgie qui émane tout le long du film en particulier à la fin (une des plus belle fin que j'ai jamais vu), c'est déchirant.

Pour finir j'aimerais vous mettre ici la traduction française à la fin du film. Avec cette voix off si profonde c'est bouleversant.

" Je suis trop vieux maintenant pour être le pêcheur que j'ai été. Mais je pêche encore, seul dans les rapides, malgré ceux qui me le déconseillent. Et lorsque je suis assis, seul, dans le demi-jour des gorges, tout se brouille et s'estompe et il ne reste plus que mon âme et mes souvenirs, et les bruits de la rivière, et les quatres temps du lancé, et l'espoir qu'une truite se lévera.
Peu à peu tout se fond en un. Et au milieu coule une rivière. Son lit fut creusé par le déluge. Au coeur de la roche venue du fond des temps ; sur les rochers la pluie a laissé ses gouttes immémoriales. Sous la roche il y a la parole et cette parole, parfois lui appartient.
Je suis hanté par les eaux."

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